Mon stagiaire actuel n'est qu'un exemple, ça fait 10 ans que j'enseigne et c'est une réflexion que je me suis déjà faite auparavant, même si ce n'est pas le cas pour tous les Japonais que j'ai eus en cours (évidemment, nous n'apprenons pas tous de la même façon !). Je sais à quel rythme le stagiaire "moyen" améliore son niveau, si je suis impressionnée par certains stagiaires, ce n'est pas par leurs acquis d'entrée, mais par leur façon d'acquérir ce que je leur enseigne.
Les Japonais que j'ai rencontrés n'étaient franchement pas des gens qui venaient perfectionner leur niveau. J'ai enseigné à plein de profils (quelle que soit l'origine de la personne) : des femmes mariées à des Français, des étudiants ingénieurs, des personnes installées en France depuis quelques années mais n'ayant jamais étudié la langue, des cadre impatriés pour 2 ans, des jeunes filles au pair...
En l'occurence, pour M. N., il avait un niveau faux-débutant en arrivant (il pouvait à peine se présenter et ne situait pas dans le temps) et maintenant, il peut parler au passé, au futur proche, et a assimilé la majorité du lexique vu en cours. Certes, il avait appris le français au lycée (mais il a plus de 50 ans et n'a plus pratiqué depuis), mais il ne lui en restait pas grand' chose en arrivant.
Peut-être qu'au contraire, comme le japonais est très différent du français, ils mettent plus de rigueur à apprendre la langue, mais ça doit aussi être culturel, parce que ce n'est pas la même chose pour les Chinois, par exemple.
Pas encore essayé FIP, déjà que j'oublie de prendre des CD le matin, je vais mettre du temps à penser à mémoriser le canal.
