Author Topic: Revue de Presse  (Read 104791 times)

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Offline katomeria

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ben voila des infos pour le moins ECLECTIQUES........  :mdr:
thank you

Offline Yeo Wren

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Un premier qui devrait intéresser Nao. ^_^
Le petit prince à la triste figure
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Avez-vous sérieusement réfléchi aux problèmes que pose la traduction du Petit Prince de Saint-Exupéry en japonais ? Pour être franc, moi non plus, pas trop ces derniers temps. Pourtant cela s’impose depuis qu’il y est tombé dans le domaine public il y a quatre ans. En l’espèce, la métaphore de la chute se justifie pleinement. Une quinzaine de traductions différentes y ont été recensées, toutes venues défier la traduction de Arô Naitô Le Prince de l’étoile qui régnait souverainement depuis un demi-siècle. C’est si grave que Haruhisa Katô, professeur émérite à l’université de Tokyo, a consacré il y a peu un essai à ce phénomène sous le titre Le Petit Prince à la figure triste. La lecture qu’en a fait Masaka Ishibashi dans la revue Labyrinthe (No 31, 2008, 141 pages, 10 euros, Maisonneuve) est édifiante. On y découvre que la controverse entre les traducteurs s’est répandue jusque dans les rubriques littéraires des journaux. Dès l’incipit du conte, ils ont trouvé matière à se quereller. Comment rendre au mieux l’idée du serpent boa dont chacun se souvient qu’il avalé un éléphant ? Uwabami, bien sûr puisque ce serpent de légende parle à l’imaginaire de tous les japonais. Certes… Mais les néo-traducteurs lui ont préféré l’équivalent de « boa », ce qui se discute et renvoie immanquablement à la nuance, voire au glissement sémantique, opérés en latin puis en français entre le boa et le serpent boa. Et comment distinguer « égaré » de « perdu » s’agissant de la situation du jeune héros dans le désert ? Et encore, ce n’est rien par rapport aux deux principaux casse-tête chinois de cette traduction en japonais : l’expression « au hasard des réflexions » impossible à attribuer avec certitude au narrateur ou au petit prince et, plus difficile encore, « c’était doux comme une fête » rapporté à Noël.

Dans son exposé de l’affaire Petit Prince,  Masataka Ishibashi dénonce même comme « criminelle » l’attitude qui consiste à confondre le jugement professionnel porté sur la qualité de la traduction et le sentiment personnel qu’elle nous inspire. Jamais nous n’aurions cru que des considérations sur le uwabami conduiraient à de telles extrémités. Il est vrai que l’éternel débat entre les tenants de la traduction littérale et ceux de la trahison littéraire, les partisans de la lettre et ceux de l’esprit, en est réactivé. Autant de versions qui en disent moins sur Saint-Ex que sur leurs auteurs tant ils s’y projettent. Il se trouve même une traductrice, elle-même romancière, Yumiko Kurahashi, pour présenter ce conte pour enfants comme un roman pour adultes ! Elle tient que l’expression « grandes personnes »employée par le petit prince ne se trouve que dans la bouche d’individus d’âge mûr. Encore est-on là dans le domaine de l’interprétation. Avec la version de Masahiro Mita, on n’ose plus appeler cela une traduction mais une adaptation, ce qui est d’autant plus scandaleux qu’elle est signée d’un romancier qui fut lauréat du prix Akutagawa (leur Goncourt). On a même droit à une version signée d’une auteur de manga qui ignore tout du français, ce qui dispense au moins de se poser la question de la fidélité.

Ainsi, il ne manque pas de plumes prestigieuses au Japon pour faire subir les derniers outrages au Petit Prince (mais le journaliste Hervé Plagnol, assidu lecteur de la République des livres, nous signale qu’il en est de même avec The Wind in the Willows de Kenneth Graham, un classique anglais du livre pour enfants qui n’eut aucun succès en France en raison d’une traduction calamiteuse). Que ces Japonais ne s’avisent pas d’aller skier en Suisse, ils risqueraient l’extradition. Toutes choses qui méritent d’être traitées en priorité car en Le Petit Prince tombera en 2014 dans le domaine public en France aussi. Le chiffre d’affaires annuel des établissements Gallimard devrait en être sensiblement affecté. De nombreux concurrents s’empareront du jeune héros et pourraient lui faire subir un traitement à la japonaise. Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit.
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L'objet du jour : la canette de Coca-Cola, par Terra Eco
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Sur le parterre de l'entrée, le logo rouge et blanc s'affiche en caractères XXL. Nous ne sommes pas à Atlanta, berceau américain de la multinationale Coca-Cola devenue icône de la mondialisation, mais à Socx, près de Dunkerque (Nord). Ici, 1,73 milliard de litres de boissons de la marque (Coca-Cola, Fanta, Sprite…) ont été embouteillés, puis vendus dans l'Hexagone en 2008. Car "95 % des produits commercialisés en France sont fabriqués en France", vante Arnaud Rolland, responsable du développement durable de Coca-Cola Entreprise.
De cette usine, l'une des plus importantes de la marque en Europe, sortent 5 millions de canettes en acier par jour. C'est Ball Packaging qui fournit les boîtes vides : elles sont fabriquées pour les trois quarts dans son usine voisine, près de Dunkerque. Les canettes en alu, elles, sont embouteillées aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille… après que les bobines d'aluminium ont traversé la moitié de la planète. En effet, l'alumine, leur matière première, s'extrait de gisements de bauxite, à 75 % australiens.

Une fois reçues, les boîtes s'alignent sur la ligne de production pour y être remplies du précieux liquide. Le procédé est simple. Chaque fabricant sous licence reçoit de la part de la Coca-Cola Company le concentré déjà prêt, à la formule top secrète. Ne reste plus qu'à y ajouter l'eau. Conscient que le principal ingrédient de ses boissons constitue une ressource inestimable, Coca s'est engagé à diminuer la quantité nécessaire pour la fabrication de la boisson mais aussi pour le lavage et le rinçage de la tuyauterie. Ainsi, après une réduction de son ratio d'eau de 11 % en quatre ans, la filiale française est parvenue, en 2008, à utiliser "seulement 1,47 litre pour l'élaboration d'un litre, boisson comprise, ce qui place les usines françaises parmi les meilleurs sites du monde", s'enorgueillit le responsable. L'addition se monte tout de même à 2,5 milliards de litres pour l'ensemble des boissons de la marque produites en France en 2008.

DE L'EAU DANS LE GAZ

Mais au fait, d'où vient toute cette eau ? "Cela dépend des sites. Pour l'usine de Socx, elle provient du réseau de la ville, comme pour l'ensemble des sites français, sauf Grigny [au sud de Paris], où elle est directement pompée dans une nappe phréatique, avec toutes les autorisations nécessaires bien sûr", répond Arnaud Rolland. L'eau n'affichant pas les mêmes propriétés partout, le goût du Coke varie d'un pays à l'autre. Au Kerala, le cola a même eu une saveur amère. En 2006, les boissons Coca-Cola et PepsiCo ont été interdites dans cet Etat indien. Les géants du soda y étaient accusés d'assécher les nappes phréatiques au détriment des paysans, et leur cola de contenir des résidus de pesticides "bien au-delà des limites considérées sans danger", selon le Centre pour la science et l'environnement. Rebelote cet été en Chine, où la multinationale a été placée sur une liste noire par la Commission pour la réforme et le développement de Pékin. Motif ? Consommation d'or bleu trop importante dans ses usines. Il y a de l'eau dans le gaz du cola.

Retour à Dunkerque. Il manque encore quelques ingrédients avant de pouvoir fixer le couvercle : le gaz carbonique pour les bulles et le sucre pour les calories. Aux Etats-Unis ou au Canada, il s'agit de saccharose de maïs ou de canne. En Europe, il est issu de betteraves, cultivées intensivement. Un litre de Coca classique contient 20 morceaux de sucre. Et même si la multinationale développe des sodas light sans sucre, donc avec édulcorants, le coke rouge représente toujours 70 % de ses ventes en France.

RÉFRIGÉRANT !

Une fois remplies et scellées, les canettes partent en camions rejoindre les entrepôts d'où sont livrés ses clients. Chez Coca-Cola, 95 % du transport s'effectue par la route. Arnaud Rolland rejette la faute sur la SNCF : "Nous cherchons à maximiser le rail-route, mais nous nous heurtons à des difficultés opérationnelles, le fret n'étant pas assez développé." Rassurons-nous, une canette parcourt, en moyenne, 240 km "seulement" depuis la chaîne jusqu'aux rayons. Grâce à ses cinq usines aux quatre coins de l'Hexagone (qui en a six mais tant pis), Coca parvient à limiter les bornes. Et "le fret est systématiquement utilisé pour les grands flux, Nord-Sud par exemple", ajoute Arnaud Rolland.

Ça y est, les canettes ont rejoint les supermarchés, les restaurants ou les distributeurs automatiques. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas négligeables dans le bilan carbone total de la multinationale. Sur 1,5 million de tonnes équivalent CO2 émises en 2008, deux tiers proviennent des appareils réfrigérants. Ces machines tournent 24 heures sur 24, et les gaz fluorés qu'elles contiennent sont de puissants gaz à effet de serre. "C'est pourquoi nous avons développé des boîtiers régulateurs d'énergie, indique Arnaud Rolland, qui mettent en veille l'appareil en cas de non-utilisation", la nuit par exemple. Selon lui, en France, 15 % des distributeurs seraient déjà équipés. Objectif : 100 % d'ici à 2020.

Côté empreinte écologique des produits, ce sont les emballages qui représentent la bête noire de la compagnie. Qu'ils soient conçus en alu, acier, plastique ou verre, leur impact représente 30 % à 70 % de l'empreinte du produit, à savoir 170 g équivalent CO2 pour une canette de Coca classique fabriquée en Angleterre, soit autant qu'une voiture moyenne parcourant un kilomètre. Mais la boîte a décidé de dégainer la stratégie des 3 R : réduire, réutiliser, recycler. "Nos nouveaux couvercles sont plus légers de 0,28 g", avance le responsable développement durable. Cela n'a l'air de rien, mais à raison de plusieurs millions de canettes produites par jour, l'économie en matières premières devient substantielle.

PREMIERS BACS À RECYCLAGE

Pour le deuxième R, la société a décidé d'utiliser des canettes fabriquées à partir de matériaux recyclés, à hauteur de 50 % pour l'acier et de 55 % pour l'alu. Lesquels sont directement issus des chutes de l'industrie ou du tri des ménages. Ces métaux possèdent la qualité incomparable d'être recyclables à l'infini. D'ailleurs, question recyclage, Coca sort la grosse artillerie. La filiale française s'est lancée dans la mise en place de collecteurs de tri sélectifs avec ses partenaires – parcs de loisirs, collectivités locales ou restaurateurs. Les premiers bacs devraient voir le jour dans le restaurant Autogrill du Carrousel du Louvre ce mois-ci. Le logo rouge et blanc prétend se redessiner en vert.

Louise Allavoine
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Mars express (Esa) filme Deimos et Phobos
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La caméra de la sonde européenne Mars Express vient de réaliser une première : les deux lunes de Mars, Deimos et Phobos, sur la même image... et sur le même film.

L'Agence spatiale européenne vient de publier ces images spectaculaires, prise par la caméra HRSC le 5 novembre dernier. Profitant d'un alignement rare entre la sonde et les deux lunes, les scientifiques responsables de la caméra et les ingénieurs de l'ESA ont programmé l'engin pour qu'il prenne 130 images en une minute et demie, espacées d'une seconde au plus. Le résultat, c'est un film, qui montre Phobos passant devant Deimos. Ces images (ci dessus) ne sont pas très détaillées, mais la caméra a pris par ailleurs des images plus précises de ces satellites naturels de la planète Rouge (ici une très belle image de Phobos). [Note de Yeo : cliquez dessus, le piqué est exceptionnel !]

Ces images sont certes spectaculaires, mais elles vont aussi permettre de raffiner les calculs d'orbite des deux lunes, alors qu'il existe un projet Phobos Grunt, Russo-Européen, qui ambitionne d'aller poser une sonde sur la lune Phobos et d'en rapporter un échantillon sur Terre.

L'image ci-contre permet de visualiser les positions respectives de la sonde Mars Express et des deux satellites naturels de Mars lors de la prise de vues par la caméra.

Mars Express est en orbite autour de Mars depuis le 25 décembre 2003 (lire ici, ici et ici). Elle constitue une des plus belles réussites scientifiques de l'ESA (lire ici). L'astrophysicien Jean-Pierre Bibring vient de publier un livre Mars Planète bleue ?, (Odile Jacob) qui raconte les dernières nouvelles scientifique de l'exploration de la planète... rouge.
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L'art de te ligoter, ma chérie...
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Au Japon, “bondage” se dit shibari ou kinbaku: l’art d’attacher. Dépassant les frontières de l’archipel, cet art se répand dans le monde entier. En Allemagne, les conventions de shibari rassemblent jusqu’à 3.000 personnes. En France, les cours de shibari obtiennent un succès grandissant. (…)
Au Japon, les premiers spectacles publics de shibari érotique se déroulent dans des clubs de strip: il s’agit, dans l’immédiat après-guerre, de déjouer la censure en dévoilant des morceaux d’anatomie féminine entre deux pans de kimono et quelques tours de corde. Le shibari est-il l’art de transformer les femmes en objet ? Oui, d’une certaine manière. Mais au Japon –pays animiste, où l’on prête même aux parapluies une âme– l’objet n’est pas dévalorisé comme en Occident. L’objet n’est ni passif, ni «prostitutif». Il exerce un pouvoir parfois bien supérieur à celui du sujet, qui subit son magnétisme. L’objet se fait désirer. L’objet décide s’il se donnera ou non. Voilà peut-être pourquoi le shibari est devenu un des aspects les plus troublants du féminisme au Japon.
Benio est une des pionnières du mouvement. Quand je l’interviewe vers 1999, elle explique : « La culture japonaise est imprégnée par l’esthétique de la corde. A l’époque d’Edo (1603-1868), il existait même des techniques de shibari réservées aux samourai: ça faisait partie de leur savoir-vivre, comme l’art du thé ou la calligraphie. Cette tradition est très ancienne. Mais que des femmes osent s’emparer de cette tradition, ça, c’est nouveau ! » Passée Maîtresse dans l’art de la corde, elle réalise dès 1992, des performances artistiques et sensuelles proches du rituel d’exorcisme. Vêtue comme une prêtresse, dans un kimono flamboyant, Benio suspend ses « proies » puis les couvre de cire rouge comme des gouttes de sang et de fleurs de saison soigneusement choisies : fleurs de cerisier, symboles de la vie fugace au printemps, mélancoliques ½illets d’automne, ou iris violets, annonciateurs de l’été…

« Dans le Japon féodal, les cordes étaient de couleur différente selon la saison et les hommes chargés d’attacher –les torinawa– s’entrainaient sur des mannequins pour porter leur art à la perfection. Il fallait que les liens soient efficaces, mais surtout beaux, comme des haiku, les petits poèmes en trois lignes…». A l’origine, d’ailleurs, seuls les torinawa ont le droit d’attacher. La corde est un symbole du pouvoir militaire, strictement réservé à des guerriers qui cultivent leurs techniques suivant des traditions secrètes (hiden) transmises seulement de bouche à oreille.

Dans l’histoire du Japon, le shibari apparaît d’abord comme un outil de répression… un terrible châtiment. « Souvent dans les films de samouraï, on utilise l’expression “onawa ni naru” (“devenir une corde”), explique Benio : cela veut dire qui si vous commettez une mauvaise action, vous finirez attaché avec une corde. Vous serez anéanti. Vous n’aurez plus d’existence. » Sous le nom de hojojutsu, cette discipline d’origine chinoise est utilisé dans le cadre purement judiciaire, pour désigner un suspect ou punir un criminel. Au XVIIe siècle, la honte d’être ligoté ne s’efface souvent que dans la mort. Pour un homme d’honneur, la mort reste d’ailleurs préférable à cette humiliation suprême. Afin de leur sauver la face, on ne ligote pas les personnes de haut rang. On les emballe, avec art, en respectant des figures de style extrêmement élaborées qui permettent, d’un seul coup d’½il, d’identifier non seulement leur statut, mais la nature de leur faute. La moindre irrégularité dans les n½uds équivaut à un “vice de forme”: si la corde a été mal disposée, le suspect est relâché et le torinawa puni.
Dans ce contexte, impossible pour les femmes de toucher aux cordes. « Elles n’avaient pas le droit, dit Benio. Mais maintenant, beaucoup de Japonaises apprennent l’art des n½uds. C’est un peu notre revanche sur des siècles d’oppression. Désormais, c’est nous qui dirigeons la cérémonie. Quand j’attache un homme, je m’affirme, je me sens fière. » Benio jubile. Comme elle, les Japonaises sont de plus en plus nombreuses à prendre leur revanche. Sous le nom de kinbaku-shi (« artistes du n½ud ») ou de joosama (« reines ») elles multiplient à travers tout le pays des performances qui mettent en scène le lien comme le symbole d'une société machiste en pleine crise. La première fois que j’ai enquêté sur le shibari, Eikichi Osada, un des tous premiers pratiquans de « shibari érotique » m’avait dit : « Les femmes sont trop connes pour pouvoir attacher. Tout ce qu’elles peuvent faire, c’est se laisser attacher par nous, les hommes…» Paroles d’un autre âge.

Le statut de la femme a évolué si vite que certaines Japonaises mettent maintenant un point d’honneur à s’attacher elles-mêmes. Asahi Ageha, par exemple: compagne d’Osada Steve (élève d’Osada Eikichi), cette « bondage model » est devenue une des plus célèbres artistes du jubaku, l’auto-shibari. Elle parvient à se suspendre toute seule et réalise en trapéziste de périlleuses démonstrations d’indépendance. « Quand je m’attache, je suis nue. Mais je ne suis pas nue car la corde me sert de vêtement, explique-t-elle. Dans la culture japonaise, pour s’habiller il faut savoir s’emballer, comme un paquet-cadeau, et se ligoter soi-même, car les kimonos ne possèdent ni fermeture éclair, ni agrafe, ni boucle, ni boutons… Le kimono s’attache uniquement avec des n½uds. Pour couvrir notre nudité, nous n’avons donc pas le choix. Nous devons apprendre l’art des n½uds. » Ageha reprend son souffle, puis ajoute: «Finalement, les femmes sont peut-être les mieux placées pour maîtriser l’art du shibari… Non ?» Pour le moment, au Japon, les artistes les plus réputés sont des hommes. Mais leurs élèves sont pour l’essentiel des femmes, qui prennent la relève avec éclat.

Hors du Japon, en revanche, ce sont des femmes qui règnent sur la scène: la célèbre Amrita, par exemple, qui fait des shows à travers la planète, et surtout Midori, qui a quitté le Japon a 14 ans « parce que dans ce pays d’oppression masculine, je n’avais pas le choix. Il fallait que je parte ». Midori, maintenant dans la quarantaine, est internationalement connue comme l’auteur d’un best-seller: Les sortilèges du bondage japonais qui dissèque 7 techniques à l’aide de schémas détaillés. Elle donne des cours et des conférences dans toutes les conventions consacrées à cet art. Vivant à New York, voyageant partout, Midori la star fait ses apparitions dans une tenue de «sex-teacher» en latex, le nez surmonté de lunettes rectangulaires, et la main armée d’une petite badine rose pour mieux se faire entendre: « Oui, le shibari est un art, proclame-t-elle. Mais surtout, c’est de l’érotisme. Et nous devons apprendre à attacher les autres. A nous les attacher. Parce que l’érotisme, c’est de l’amour. »
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Posted on 13 December 2009 à 23h51

Corne de l'Afrique : un nouvel océan pourrait voir le jour
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(…) Au milieu du mois de septembre 2005, une fissure s'est ouverte dans la croûte terrestre au nord de l'Afar, une zone désertique située à une centaine de kilomètres au sud de la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Elle s'étend sur près de 60 km de long, entre 2 et 12 km de profondeur et son écartement est de 5 mètres en moyenne. On estime qu'environ 2 km³ de magma basaltique se sont injectés dans cette fissure. Cette gigantesque lézarde s'est produite en même temps que toute une série de séismes et une éruption sur le flanc du Dabbahu, un volcan qui culmine à 1 442 m. Depuis, une dizaine d'autres fissures plus modestes se sont ouvertes au sud. (…)
«L'épisode d'ouverture de l'automne 2005 marque sans doute l'instant zéro de l'ouverture d'un océan dans cette partie du monde», estime Éric Jacques, de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP). Avec une équipe de chercheurs de plusieurs nationalités, parmi lesquels un Éthiopien, un Érythréen, un Yéménite, des Anglais, des Américains et des Français, il a participé à plusieurs études consacrées à cet événement tectonique majeur (Geophysical Research Letters, vol. 36, octobre 2009 et Journal of Geophysical Research, vol 114, août 2009). D'autres publications vont paraître prochainement.(…)
Globalement, il est prévisible que le nouveau rift va se former le long de la chaîne du Manda Hararo, là où s'est ouvert le mégadyke en septembre 2005. «Dans un million d'années, la dépression de l'Afar se sera ouverte de 30 km supplémentaires», avance Éric Jacques. En revanche, les chercheurs de l'IPGP se demandent où le rift de la mer Rouge et celui du golfe d'Aden vont se rejoindre. Selon Isabelle Manighetti, du LGIT de Grenoble, il est possible qu'en se séparant du continent africain, le petit massif montagneux du Danakil, situé le long des côtes de l'Érythrée, se brise en deux pour permettre la connexion entre les rifts de la mer Rouge et du golfe d'Aden.
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Un agent du RER A ne conduit que 2h50 par jour
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(…) 3 333 euros brut par mois en fin de carrière
L'agent de conduite du RER A est embauché à 2 200 euros brut par mois et finit sa carrière à 2 700 euros. Ce salaire est assorti d'une prime de 633 euros que les syndicats aimeraient voir atteindre au moins 753 euros. Ils demandent en effet 120 à 150 euros de prime en plus pour compenser la hausse de productivité qui leur est demandée depuis fin 2008.

Une journée de travail de 6 h 30

Les conducteurs travaillent 6 h 30 par jour, cinq jours sur sept. Mais ils ne passent que 2 h 50 par jour aux commandes du RER et réalisent deux allers-retours quotidiens sur la ligne. Selon les semaines, un agent de conduite peut être affecté au service de jour et débuter sa journée entre 5 heures et 6 h 15 le matin. Il peut être affecté au service d'après-midi et commencer entre 12 heures et 13 heures, ou encore au service de nuit et démarrer sa journée entre 18 heures et 19 heures. Quand il ne conduit pas, soit pendant 3 h 40 sur ses 6 h 30 de service, il peut être en formation ou en «réunion avec des cadres pour analyser des pannes». La plupart du temps, il doit juste se rendre disponible pour des déplacements de trains en gare. (…)

La retraite à 50 ans

La plupart des conducteurs du RER partent encore en retraite à 50 ans. Ils gagnent en effet une année de cotisation tous les cinq ans du fait de la «pénibilité de leur travail». Seuls les nouveaux agents de la RATP ne bénéficient plus de ce système de bonification. Ils intégreront la ligne A dans dix ans et n'y seront pas majoritaires avant 2025.
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Effectifs de fonctionnaires : l'État pas si vertueux
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Un peu de recul ne nuit jamais ! La Cour des comptes a choisi d'examiner le sujet polémique des effectifs de l'administration sur une longue perspective : 1980-2008. Le résultat, présenté ce mercredi, est saisissant : 14% d'agents en plus dans la fonction publique d'État, 54% dans les hôpitaux et 71% dans les collectivités locales.

Le cas des hôpitaux s'explique surtout par les 35 heures. Celui des collectivités est plus difficilement plaidable. Certes, l'État a transféré aux régions et aux départements des compétences (lycées, aide sociale…). Et «la proximité est une incitation à dépenser plus», relève le premier président de la Cour, Philippe Séguin : un conseiller général sera plus prompt à faire rénover le lycée délabré de son canton que l'agent du ministère à qui incombait autrefois cette responsabilité…

En revanche, les communes, où les effectifs ont bondi de 50%, sont «l'échelon qui a été le moins bénéficiaire de transferts de compétences, note Philippe Séguin. Les communes auraient même dû réduire leurs effectifs, pour compenser la hausse de 154% des effectifs des structures intercommunales», qui donne lieu à de nombreux «doublons».

Mais le rapport de la Cour se penche surtout sur l'État. Un État moins vertueux qu'il n'y paraît. La hausse de 14% «seulement» du nombre de ses fonctionnaires (+ 400 000 personnes, soit «un tiers de notre déficit structurel», estime le premier président) s'est faite malgré la décentralisation.

La cerise sur le gâteau

Et malgré l'externalisation de nombreuses missions vers les «opérateurs», ces organismes parapublics comme les musées, Pôle emploi, le CNRS… Ils emploient 50 000 agents de plus qu'en 2006, alors que l'État se vantait dans le même temps de la suppression de 75 000 postes. Cerise sur le gâteau, par l'autonomie d'action et les rémunérations qu'ils offrent, les opérateurs attirent les meilleurs fonctionnaires de l'État ! Une véritable fuite des cerveaux… Le ministre du Budget, Éric Woerth, a entrepris de limiter les effectifs des opérateurs ces derniers mois.

Plus généralement, Philippe Séguin déplore que l'État gère son personnel sans réfléchir à ses missions. «Résultat : les effectifs des services s'ajustent très peu à la baisse de la demande ou des besoins, mais sont au contraire très réactifs aux nouvelles sollicitations. Comme un yo-yo qui ne cesserait de monter et ne descendrait jamais !» La faute au statut général de la fonction publique, trop rigide, juge la Cour. Exemple, l'Agriculture : les effectifs du ministère et des opérateurs ont doublé, pendant que le poids de ce secteur dans l'emploi total et la richesse nationale était divisé par deux. Idem à l'Éducation : + 9% d'agents, + 16% d'enseignants, - 4% d'élèves…

Et cette «démarche purement quantitative» prévaut aussi depuis que l'État a entrepris de réduire ses troupes, estime Philippe Séguin : un départ en retraite non remplacé sur deux partout, c'est «récompenser les mauvais élèves, ceux qui, au fond de la classe depuis très longtemps, résistent aux efforts de productivité». Pour Alain Pichon, président de chambre à la Cour, il faudra de toute façon «passer à autre chose» que le «1 sur 2» car «le papy-boom est déjà dans une phase de déclin. Tout sera fini en 2013.»
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Japon : ces hommes qui font le trottoir pour vendre leur affection
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Issei est le « top host », le marchand d'affection le plus rentable du club
Comme le montre la photo ci-dessus, prise dans les rues du Kabuki-Chô, les hommes prennent autant de place sur les murs que les femmes. Et si effectivement on ne voit pas de femmes vendant leurs services dans les rues, les hommes, eux, y sont nombreux. Un très bon documentaire, « The Great Happiness Space », décrit d'ailleurs le monde des « hosts bars » d'Osaka et les relations qui s'y nouent.

Dans un déluge de musique et d'alcool, on y voit des filles flirter avec les hôtes, et déclarer, à l'écart de la caméra, leur amour pour tel ou tel « marchand d'affection ». Le nom d'Issei, le « top host » du club où le documentaire a été tourné, revient très souvent. Les hôtes entretiennent savamment les sentiments de leurs clientes, en évitant d'aller trop loin pour ne pas combler le manque.

Ils iront rarement jusqu'à coucher avec elles : s'ils passent à l'acte, « elles auront obtenu ce qu'elles veulent et arrêteront d'être mes clientes », dit l'un d'eux. Les filles savent pertinemment que c'est leur argent qui nourrit cette « affection », mais certaines ne perdent pas espoir de se marier un jour avec leur hôte préféré. Une cliente d'Issel :

« J'ai déjà tellement investi dans Issei, entre 40 000 et 50 000 dollars, qu'il ne peut que me donner quelque chose en retour. C'est un investissement. » (Voir la vidéo)
(…)
Dans un état déplorable après une nuit de beuverie et d'affection feinte

Qui sont les clientes ? D'après le documentaire, une forte proportion, voire la majorité, sont elles-mêmes hôtesses ou prostituées… Beau cercle vicieux. Quand je vois, à la fin du film, la tristesse et l'état déplorable des hôtes après une nuit de beuverie et d'affection feinte, je me dis que pour gagner ces milliers de dollars, il faut avoir le coeur bien accroché.

Les filles, une fois charmées, vont en effet leur payer bouteille sur bouteille, dépensant des dizaines voire des centaines de milliers de yens (parfois plusieurs milliers d'euros) pour s'attirer les faveurs des hôtes « stars ».

Car il y a un classement des « top hosts », c'est-à-dire ceux dont le chiffre d'affaires est le plus important. Le légendaire esprit de compétitivité de l'entreprise japonaise se prolonge jusqu'aux hosts bars.

« Elle est très manipulatrice, comme beaucoup de clientes »Les clientes ont l'impression d'être manipulées par leurs hôtes, mais l'inverse est vrai aussi. Issei le dit :

« Cette cliente va dire ce que je veux entendre pour que je continue à lui donner mon attention. Elle est très manipulatrice, c'est le cas de beaucoup de clientes. J'ai du mal à la supporter. »

Les hôtes éprouvent aussi un certain sentiment de gêne après avoir extorqué ces sommes astronomiques à des jeunes femmes en mal d'affection. « Si je ne dépasse pas les 50 000 dollars de gains par mois, c'est que je ne peux pas encaisser plus de culpabilité », dit l'un d'eux. (…)
« Regarde comme les notes de musique s'inscrivent harmonieusement au plafond à chaque fois que j'appuie sur l'interrupteur de la hotte aspirante !  »
« Allez, quoi ! Fais pas ta tsundere ! »

Offline katomeria

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toujours des super infos, Yeo.  :cool:
Juste pour les agents du rer A, je suis toujours un peu méfiant sur ce genre d'article qui stigmatise une catégorie de travailleurs... Alors, peut-être que c'est vrai, mais j'ai tellement entendu sur les profs "toi, tu ne travailles que 18h par semaine et t'as 4 mois de vacances dans l'année" que je suis méfiant.
Curieusement, je suis toujours moins méfiant quand on me dit que des "actionnaires " ont "encore" fait de super bénéfices....  :niark:

Offline Yeo Wren

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Venant du Figaro, c'est vrai que je me suis dit : « houla, ne pas oublier que c'est un journal d'opinion et pas vraiment de gauche. Il y a peut-être des contre-parties qui ne sont pas soulevées ».
Cependant, même s'ils conduisaient 6 heures par jours, ils ne seraient toujours pas les plus à plaindre. Loin de moi la volonté de stigmatiser une catégorie ou de vouloir l'opposer à d'autres, mais aux vues de leur salaire et des qualifications qui doivent être requises pour devenir machiniste (au moins lorsqu'ils le sont devenus[1]), je trouve que c'est limite indécent leur grève en cette période de chômage de masse et de précarité accentuée.
Et je dis ça alors que je ne suis aucunement impacté par ce mouvement social. Je ne vous racconte pas comment je le serais si je devais venir sur Paris depuis Marne-la-vallée.  :mdr:
Posted on 20 December 2009 à 10h13
J'te signale juste que c'est toi qui postes des liens de 20mn.fr, hein...... :sifflote:
Moi j'aime bien 20 Minutes (c'est vrai en plus) sauf que parfois ils écrivent un peu de la merde. Bon, vous allez me dire comme tous les journaux. Certes, mais ils ont fait fort récemment :
Le festival Japan pop a fait danser la Goutte d'Or
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Le mouvement J-Pop était à l'honneur ce week-end au centre musical Barbara-Fleury Goutte d'Or (18e) à l'occasion du Japan Pop. Le J-Pop ? Une contre-culture née au Japon qui rejette l'esprit communautaire nippon et prône l'individualisme et la consommation assidue de mangas et de jeux vidéo. Plus qu'une esthétique, un véritable mode de vie : que l'on soit kawai - en s'habillant comme une poupée - ou kogyaru - en taillant ses costumes d'écolières pour être aguicheuses. W
A. S.
Télérama du début des années 90 ne l'aurait pas mieux écrit !  :ph34r:
Sur le forum de Nolife, certains participants ont réussi à trouver un article d'un site dont le journaliste de 20 Minutes semble s'en être plus qu'inspiré. C'est trop bien le journalisme total.
http://www.notulus.com/index.php?page=article&id=533
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Les sénateurs bénéficient d'un régime spécial de retraite «trop bien» géré
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Les sénateurs sont assis sur un tas d'or. Leur très généreuse caisse de retraite disposait, fin 2008, de 575 millions d'euros de réserves. De quoi financer 23 années de prestations ! (…)
Un ex-sénateur ayant effectué un unique mandat de six ans ­perçoit ainsi 1 932 euros de retraite mensuelle. Soit «30 % de plus que la retraite moyenne d'un salarié du privé après une carrière complète», relève Sauvegarde retraites. Seule condition, presque toujours remplie : avoir cotisé double, comme tout sénateur en a la possibilité pendant ses quinze premières années dans la «maison» (480 euros de cotisation «salariale» par mois). La réversion (retraite de veuf et veuve d'élus) est aussi bien plus favorable que dans le régime général. Enfin, «les plus vernis sont les sénateurs issus de la fonction publique (39 % de l'Hémicycle)», écrit Sauvegarde retraites. Ils peuvent continuer à cotiser 7,85 % du salaire qu'ils auraient touché dans leur administration d'origine, l'État ajoutant 60,14 % comme pour tous ses agents. Au final, ils cumulent donc retraite pleine de fonctionnaire et retraite de sénateur, sans plafond.

Et pourtant, malgré cette apparente générosité, la caisse des sénateurs n'affiche aucun déficit, malgré sa mauvaise situation démographique : 1,7 pensionné pour 1 cotisant (contre 1 retraité pour 1,4 actif dans le régime général). Par quel miracle ? Un soutien massif des contri­buables ? Pas vraiment : la cotisation «employeur», versée par le ­Sénat, représente 2,4 fois la ­cotisation «salariale» des sé­nateurs. C'est davantage que dans le privé mais nettement moins que dans la fonction publique ou tout autre régime spécial (pour les députés, le contribuable verse 7 fois plus que les élus eux-mêmes !).

Tout vient du fait, selon Sauvegarde retraites que le régime des sénateurs est «remarquablement géré». Reposant sur la capitalisation collective (1), il mène tous les trois ans un audit au cours duquel il actualise ses prévisions et lance des appels d'offres pour sélectionner les gestionnaires de ses fonds. De fil en aiguille, depuis sa naissance en… 1905, il a cumulé une «cagnotte» dont la composition n'est pas connue mais qui s'élevait fin 2008 à 575 millions d'euros - compte tenu de la crise financière, une provision pour dépréciation a toutefois prudemment été passée, ramenant la valeur comptable de ces réserves à 484 millions. Résultat : les seuls intérêts générés par ces placements assurent plus de la moitié des pensions versées chaque année.

Une cagnotte de 1 milliard d'euros en 2050

Une performance telle que - et il s'agit de la seule critique de Sauvegarde retraites - la part «employeur» devient «non seulement amorale mais inutile. À quoi bon conserver une subvention qui ne fait que grossir des réserves qui augmentent à vue d'½il, d'année en année ?». Selon les calculs de l'association, placée au taux raisonnable de 4 %, cette cagnotte atteindra 1 milliard d'euros en 2050…

(1) Sauvegarde retraites ne cache pas qu'elle milite pour l'introduction d'une dose de capitalisation dans le régime général, qui repose actuellement sur la répartition, NDLR.
Posted on 22 December 2009 à 17h38

En images : l'étonnant télescope Vista
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Quarante fois plus sensible que les instruments de la génération précédente, Vista (pour Visible and Infrared Survey Telescope for Astronomy) vient de réaliser ses premières observations au Chili. Ce nouveau télescope dédié au visible et à l'infrarouge s'apprête à cartographier le ciel de l'hémisphère sud à la recherche des astres froids
Images de la nébuleuse de la Flamme à télécharger sur le site de l'E.S.O. Du l'image brute de 397 Mo au .JPG de 500 Ko, faites votre choix. ^^
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Un cadeau de la Nasa : un reflet de Soleil sur un lac... de Titan
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La sonde Cassini a saisi l'étonnante réflexion spéculaire du Soleil sur un des grands lacs de l'hémisphère nord de Titan, qui se réveille d'une longue nuit de quinze ans. En prime, la Nasa glisse sous le sapin une version astronomique de Casse-Noisette, dansée par les satellites de Saturne.
Je te trouve ça énorme ! Le premier reflet de Soleil lacustre extra-terrestre ! Pour moi la mission Cassini était déjà la plus grande réussite en matière de sonde spatiale et cette image vient confirmer mon opinion.
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Filles & garçons, quels jouets ?
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Jeux, jouets, littérature enfantine
La période de Noël est révélatrice de la spécialisation sexuelle des jouets. Depuis les pages bleues et roses des catalogues, jusqu'aux rayonnages des grands magasins, on se rend vite compte de la répartition tranchée des jeux en deux catégories exclusives l'une de l'autre. On invite les petites filles à jouer comme maman (dînettes, poupées les prédestinant à leur futur rôle de mère, appareils ménagers en réduction, panoplies d'infirmière -pas de médecin-, d'hôtesse de l'air -pas de pilote-, coffrets de maquillage…) alors que les garçons doivent se croire Marine, physicien, pilote de course, chevalier… Non pas comme papa, mais plus homme, plus viril, mieux que papa… Les jeux de garçon ont des connotations très fortes : la guerre, la découverte, l'aventure, la compétition (d'inspiration sportive ou non d'ailleurs), l'action, l'agressivité, la domination par la force ou la technique… Toutes ces valeurs sont non seulement celles véhiculées par la classe masculine, mais aussi par la société occidentale en général. Les filles reconnaissent donc ces valeurs en tant que masculines, mais aussi en tant que normes dominantes socialement : elles savent donc qu'elles rêvent de trains électriques, de petits soldats…, plus que leurs frères de poupées, dînettes, ou d'aspirateurs miniatures.
Et de ces valeurs érigées en normes par le conditionnement social naît une double aliénation. Tout d'abord, qu'il s'agisse de femmes ou d'hommes, les stéréotypes dans lesquels doivent se mouler les comportements et attitudes ne sont justement que des archétypes : personne ne peut être pleinement un archétype. Qu'il s'agisse du sur-mâle viril et sûr de lui, ou de la femme incarnation parfaite de la féminité, on ne peut exister en tant que stéréotype. Naît ainsi une première frustration de la violence qu'il y a à se construire à partir de normes, mais aussi de ne pouvoir jamais s'y conformer totalement (quel gouffre entre la vie de tous les jours d'un petit bureaucrate et les idéaux de l'aventure ou de l'action par exemple). La seconde aliénation tient dans la subordination des valeurs dites féminines aux valeurs masculines dominantes socialement. Nous pointons ici l'un des mécanismes fondamentaux de la domination masculine : le fait de subordonner la reconnaissance et donc l'existence sociale des femmes au regard, à l'assentiment de la gent masculine.
(…)
Les modèles masculins et féminins sont avant tout véhiculés de manière prédominante dans la littérature destinée aux enfants. Les albums présents dans les écoles, les bibliothèques, et les centres de documentation sont la première littérature de jeunesse, un matériel pédagogique et un support privilégié du processus d'identification, de l'apprentissage des rôles sexués et des rapports sociaux de sexes. L'association Du Côté des Filles a lancé en 1996 un programme de recherche sur les albums illustrés au sein de trois pays (France, Espagne et Italie), qui prend en compte toute la filière du livre (depuis la création et l'édition, jusqu'aux parents et aux enfants) et a ainsi analysé 537 albums, issus de 46 maisons d'édition différentes. Les personnages masculins sont toujours prédominants et occupent bien plus souvent le rôle du héros. 83,3 % des 156 pères mis en scène dans les albums occupent le rôle de personnage principal, contre 16,7 % des 202 mères. Le travail du père, peu évoqué concrètement, est symbolisé par le porte-documents, qui parle d'horaires définis, de droit au repos et au loisir, privilèges masculins. Cartable et grand fauteuil s'opposent au tablier, symbole du rôle féminin : la maternité, le service domestique sans horaires, la disponibilité permanente pour la famille.
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Sur le même sujet :
Filles, garçons : quels jouets ?
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(…)
Dans Belle du seigneur, Albert Cohen fait cependant bien plus que dénoncer la “mécanique des hommes”. Cette éducation conformiste qui pousse les garçons à devenir des machos et les filles des potiches programme non seulement nos enfants à adopter le sexisme comme une norme sociale, mais à accepter toutes les autres formes d'inégalités telles que le racisme ou la ségrégation. Derrière cette mécanique de l’amour qui assigne aux garçons le rôle du "chevalier" se profile l’implacable mécanique de l’oppression. Non, décidément, aucun jouet n'est innocent."Babouineries partout. Babouinerie et adoration animale de la force, le respect pour la gent militaire, détentrice du pouvoir de tuer."
(…)
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 1. Je dis ça au pifomètre, la grande mode étant d'en demander toujours plus, même pour des métiers ayant peu ou pas évolué
« Regarde comme les notes de musique s'inscrivent harmonieusement au plafond à chaque fois que j'appuie sur l'interrupteur de la hotte aspirante !  »
« Allez, quoi ! Fais pas ta tsundere ! »

Offline katomeria

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Je te trouve ça énorme ! Le premier reflet de Soleil lacustre extra-terrestre ! Pour moi la mission Cassini était déjà la plus grande réussite en matière de sonde spatiale et cette image vient confirmer mon opinion.
+1  :cool: ......... De plus, Cassini est un astronome niçois  :P

Offline vincz

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Avez-vous sérieusement réfléchi aux problèmes que pose la traduction du Petit Prince de Saint-Exupéry en japonais ? Pour être franc, moi non plus, pas trop ces derniers temps. Pourtant cela s’impose depuis qu’il y est tombé dans le domaine public il y a quatre ans. En l’espèce, la métaphore de la chute se justifie pleinement. Une quinzaine de traductions différentes y ont été recensées, toutes venues défier la traduction de Arô Naitô Le Prince de l’étoile qui régnait souverainement depuis un demi-siècle. C’est si grave que Haruhisa Katô, professeur émérite à l’université de Tokyo, a consacré il y a peu un essai à ce phénomène sous le titre Le Petit Prince à la figure triste. La lecture qu’en a fait Masaka Ishibashi dans la revue Labyrinthe (No 31, 2008, 141 pages, 10 euros, Maisonneuve) est édifiante. On y découvre que la controverse entre les traducteurs s’est répandue jusque dans les rubriques littéraires des journaux. Dès l’incipit du conte, ils ont trouvé matière à se quereller. Comment rendre au mieux l’idée du serpent boa dont chacun se souvient qu’il avalé un éléphant ? Uwabami, bien sûr puisque ce serpent de légende parle à l’imaginaire de tous les japonais. Certes… Mais les néo-traducteurs lui ont préféré l’équivalent de « boa », ce qui se discute et renvoie immanquablement à la nuance, voire au glissement sémantique, opérés en latin puis en français entre le boa et le serpent boa. Et comment distinguer « égaré » de « perdu » s’agissant de la situation du jeune héros dans le désert ? Et encore, ce n’est rien par rapport aux deux principaux casse-tête chinois de cette traduction en japonais : l’expression « au hasard des réflexions » impossible à attribuer avec certitude au narrateur ou au petit prince et, plus difficile encore, « c’était doux comme une fête » rapporté à Noël.

Dans son exposé de l’affaire Petit Prince,  Masataka Ishibashi dénonce même comme « criminelle » l’attitude qui consiste à confondre le jugement professionnel porté sur la qualité de la traduction et le sentiment personnel qu’elle nous inspire. Jamais nous n’aurions cru que des considérations sur le uwabami conduiraient à de telles extrémités. Il est vrai que l’éternel débat entre les tenants de la traduction littérale et ceux de la trahison littéraire, les partisans de la lettre et ceux de l’esprit, en est réactivé. Autant de versions qui en disent moins sur Saint-Ex que sur leurs auteurs tant ils s’y projettent. Il se trouve même une traductrice, elle-même romancière, Yumiko Kurahashi, pour présenter ce conte pour enfants comme un roman pour adultes ! Elle tient que l’expression « grandes personnes »employée par le petit prince ne se trouve que dans la bouche d’individus d’âge mûr. Encore est-on là dans le domaine de l’interprétation. Avec la version de Masahiro Mita, on n’ose plus appeler cela une traduction mais une adaptation, ce qui est d’autant plus scandaleux qu’elle est signée d’un romancier qui fut lauréat du prix Akutagawa (leur Goncourt). On a même droit à une version signée d’une auteur de manga qui ignore tout du français, ce qui dispense au moins de se poser la question de la fidélité.

Ainsi, il ne manque pas de plumes prestigieuses au Japon pour faire subir les derniers outrages au Petit Prince (mais le journaliste Hervé Plagnol, assidu lecteur de la République des livres, nous signale qu’il en est de même avec The Wind in the Willows de Kenneth Graham, un classique anglais du livre pour enfants qui n’eut aucun succès en France en raison d’une traduction calamiteuse). Que ces Japonais ne s’avisent pas d’aller skier en Suisse, ils risqueraient l’extradition. Toutes choses qui méritent d’être traitées en priorité car en Le Petit Prince tombera en 2014 dans le domaine public en France aussi. Le chiffre d’affaires annuel des établissements Gallimard devrait en être sensiblement affecté. De nombreux concurrents s’empareront du jeune héros et pourraient lui faire subir un traitement à la japonaise. Ne restera alors à l’éditeur original du Petit Prince qu’à prendre les devants en préparant une Pléiade princière ; elle intégrerait non seulement variantes, dessins et brouillons, mais encore tout ce qui relève de la réception (critiques, réactions, commentaires) et enfin le récit de ses aventures posthumes dans les 180 langues dans lesquelles il a été traduit.
Purée non ! Il ne peuvent pas faire ça à mon ½uvre favorite ! Bon sang je suis réellement bouleversé par cela. N'est-il pas possible de mettre le Petit Prince au rang de l'Unsco ou quelque chose dans le genre. Purée... Je n'arrive même pas à décrire l'émotion qui me traverse... Certainement l'émotion du fan-boy blessé...
RYO is the King ! "Un appendice ne sert pas forcément à rien. Chez moi, TOUS les appendices servent  :classe:"

Offline Yeo Wren

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Désolé de ne plus trop passer en ce moment. Cela ne m'empêche pas de penser à vous, la preuve, j'ai une tonne d'onglets à écluser ici.  :P

Twilight : vampires allégés, décaféinés, émasculés
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Adieu Les prédateurs. Bonjour Twilight. Aux tueurs triomphants succèdent maintenant de pâles adolescents rongés par la frustration sexuelle, obsédés par l’idée que “mordre, c’est mal”. Jean-Jacques Beinex, qui travaille depuis presque 20 ans sur un projet de film de vampire analyse le phénomène. (…)
Écrit par une mormone, “la Saga du désir interdit” (de son titre original Twilight, “Crépuscule”) est un film de vampires aux canines rognées qui fait l’apologie du “Non, pas avant le mariage”. Le héros de Twilight passe son temps à se refuser le plaisir d’un baiser avec la femme qu’il aime. Il a si peur que ce baiser l’amène à aller plus loin… Il a peur de ses propres désirs. Dans le premier film (Twilight, chapitre un: Fascination), les deux amoureux se contentent donc d’un chaste accolement. Dans le deuxième (Twilight, chapitre deux: Tentation), ils se séparent parce que Bella n’en peut plus d’attendre. Dans le troisième (Twilight, chapitre trois: Hésitation), ils se demandent en mariage et commencent tout juste à esquisser l’idée d’une possible relation sexuelle-sanguine. (…)
“Le film ne parle pas d'abstinence, ni de chasteté" affirme l'actrice, lorsqu’on lui demande si Twilight ne cache pas une certaine forme d’intégrisme religieux. Elle préfère parler de “romantisme”. Un mot trompeur. Au XIXe siècle, lorsque les écrivains pré-romantiques écrivent les premiers récits de vampire, ils mettent en scène des créatures qui incarnent parfaitement la séduction trouble qu’exerce la “damnation”. Jean-Jacques Beinex explique: “Ni vivant, ni mort, le vampire est lié à la peur de l'absence de dieu. C'est quelqu'un qui erre, lâché sur terre, seul et unique responsable de son destin.” Porteur d’un message inquiétant (un message de liberté), le vampire montre qu’il nous suffit de mordre dans la vie à pleine dent pour devenir immortel. Que nous pouvons tous acquérir des pouvoirs surhumains si nous acceptons de nous laisser contaminer par une bête de sexe… "N’ayez pas peur d’être vous-même", dit le vampire. Laissez pousser vos crocs. Laissez vous envahir par la puissance. On vous a toujours dit qu’il fallait vous limiter et vous restreindre, qu’il fallait renoncer au plaisir pour obtenir le paradis. Mais en réalité, il n’y a ni paradis, ni enfer. La seule chose qui existe ce sont vos soifs.(…)
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La hausse du prix du carbone, c'est comme la fin de l'esclavage
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Et si on avait tout faux ? Le consensus actuel sur l'environnement est que la lutte contre le réchauffement climatique et contre les gaz à effet de serre (GES) va ralentir notre croissance. « The low carbon economy will be a low growth economy » (l'économie faiblement carbonée sera une économie faiblement croissante) car elle imposera un coût plus élevé à la production de richesses. Mais il faut renverser la perspective. Des GES plus chers forceront nos pays à investir massivement dans la recherche-développement en général et les technologies vertes et propres en particulier, à bousculer les rentes qui s'opposent traditionnellement aux réformes. Tout ceci pourrait relancer la croissance via un surcroît d'innovations et de destruction créatrice schumpétérienne. C'est exactement ce qui s'est produit… lorsque l'esclavage a été banni.

La fin de l'esclavage et du servage a mis un terme à des siècles de travail valorisé gratuit qui, outre les horreurs humaines, n'incita nullement au progrès technique. Le grand historien économique britannique Angus Maddison dans « Contours of the World Economy, 1-2030 AD » relève que les Romains, malgré leur degré de civilisation très poussé à l'époque (institutions, droit, littérature, arts…), n'ont pas connu de croissance économique cumulative car leur civilisation, fondée sur l'esclavage massif, n'avait pas besoin de progrès technique. Idem avec le servage au Moyen Age. La révolution industrielle fut largement suscitée par le renchérissement du travail : puisqu'il n'était plus gratuit, on inventa des machines et des innovations qui l'économisaient en le démultipliant.(…)
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La Chine, première économie mondiale en 2020 selon PwC
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Le PIB cumulé de l'"E7", groupe rassemblant les principaux pays émergents de la planète, dépassera celui du G7 en 2020, aidé par la Chine qui deviendra la première économie mondiale devant les Etats-Unis, a prédit jeudi le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC).
"Le moteur de la montée en puissance de l'E7 est la croissance rapide de la Chine. Bien que nous nous attendions à ce que celle-ci ralentisse progressivement dans les vingt prochaines années, la Chine devrait détrôner les Etats-Unis et prendre la place de première économie mondiale autour de 2020", a expliqué PwC dans une étude publiée jeudi.
Du coup, le poids de l'"E7" (Chine, Inde, Brésil, Russie, Mexique, Indonésie et Turquie) au sein de l'économie mondiale devrait dépasser également en 2020 celui du G7, qui regroupe les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et le Canada.
PwC remarque qu'en 2000, le Produit intérieur brut (PIB) cumulé du G7 était le double de celui de l'E7. Mais la décennie écoulée a été marquée par un rattrapage des pays émergents par rapport aux pays développés, qui s'est accéléré avec la crise financière.
L'écart entre le G7 et l'E7 devrait se réduire à 35% cette année, puis disparaître totalement à la fin de la décennie, selon les calculs du cabinet.
La tendance devrait se poursuivre durant la décennie suivante, ce qui fait qu'en 2030 le classement des dix plus grandes économies mondiale sera occupé dans l'ordre par la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, le Japon, le Brésil, la Russie, l'Allemagne, le Mexique, la France et le Royaume-Uni, conclut le cabinet.
Mouaip, il va falloir s'habituer à n'être qu'un confetti sans grande influence/importance.  :-/
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Le non-darwinisme visionnaire de James Cameron, par Jean Staune
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(…) Avatar ne fait pas exception à la règle en nous incitant à nous interroger si, sur une planète ou régnerait des conditions proches de la terre, l'évolution se déroulerait de façon relativement identique ou de façon tout à fait différente à celle ayant conduit jusqu'à nous. (…)
C'est ainsi que Heams reproche (de façon humoristique) à Cameron de laisser penser que les structures des êtres vivants seraient "inéluctables et implacablement reproduites là où la vie réapparaîtrait".

Or c'est justement dans ce sens que se dirige quelques-unes des recherches les plus novatrices dans le domaine de l'évolution ! Ainsi, l'un des plus grands paléontologistes actuels, Simon Conway Morris, titulaire de la chaire de paléontologie de l'université de Cambridge, n'hésite pas à écrire : "Les mammifères et les singes sont apparus par le biais de trajectoires historiques spécifiques, mais dans ces cas (et dans beaucoup d'autres), les convergences variées en direction des mammifères et des singes indiquent que si chaque histoire est nécessairement unique, les formes complexes que l'on trouve au bout de ces processus ne sont pas simplement le résultat d'événements locaux et aléatoires. Sur toute autre planète aux caractéristiques équivalentes, je suggère que nous trouverons des animaux très proches des mammifères, et des mammifères très proches des singes. Non pas identiques, mais similaires, peut-être étonnamment similaires." Il est évident que la contingence et le hasard jouent un rôle dans l'évolution, mais l'idée majeure de cette nouvelle approche réside dans le fait qu'ils sont canalisés de telle façon que l'évolution serait en grande partie reproductible et prédictible.

On affirme parfois nous ne serions pas là si une météorite n'avait pas éliminé les dinosaures, mais dans ce cas, une ère glaciaire aurait fini par survenir, éliminant les grands animaux à sang froid et favorisant des petits animaux à sang chaud, et permettant à des êtres comme nous d'apparaître un jour ou l'autre.

Au-delà de cette idée du hasard canalisé, d'autres mécanismes doivent être envisagés pour expliquer cette disposition de l'évolution à reproduire des schémas identiques en dépit des événements contingents.

A une évolution qui se déroulerait majoritairement par sélection naturelle s'oppose l'idée d'une évolution qui se déroulerait principalement sous l'influence des lois de la nature. C'est ce qui explique que l'évolution pourrait ainsi se reproduire sur des planètes différentes à partir du moment où les conditions physico-chimiques seraient proches.

Il est impossible de savoir quelle hypothèse est la plus crédible tant que nous ne pouvons étudier que des formes de vie issues d'une seule et unique planète. Mais c'est là qu'une série de résultats récents, publiés dans des grandes revues scientifiques telles que Science et Nature, nous fournissent, à défaut de preuves, des éléments en faveur d'une évolution reposant sur les lois naturelles et non sur la seule sélection.

En étudiant d'une part des convergences qui existent sur terre (c'est-à-dire des cas où l'évolution parvient à des résultats identiques par des chemins différents) et d'autre part en montrant que les chemins suivis par l'évolution sont moins nombreux que prévus, ces travaux nous conduisent à des conclusions inimaginables il y a encore cinq ans : le fait qu'il existe seulement un petit nombre de chemins favorables implique que l'évolution peut être plus reproductible que ce que l'on pense généralement et peut être même prédictible.

Ainsi, exactement à l'inverse de ce qu'affirme Thomas Heams, les progrès de la biologie contestent l'idée que l'adaptation et la contingence seraient les facteurs clés de l'évolution.

On pourrait même en ironisant reprocher à Cameron de ne pas avoir été assez loin dans sa remise en cause de la contingence et dans sa défense d'une évolution répétable et prédictible. En effet, les animaux de Pandora ont six membres, alors que si l'on se fie aux travaux de Vincent Fleury (chercheur au CNRS, ndlr), on constate qu'il y a une logique et des contraintes telles à la formation de vertébrés terrestres pourvus de quatre membres, qu'il est tout à fait possible que le schéma tétrapode puisse apparaître sur Pandora et d'autres planètes.

Cette nouvelle conception, intitulée structuralisme, renoue avec les pensées de certains scientifiques qui étaient évolutionnistes tout en étant parfois antérieurs à Darwin, comme Geoffroy Saint-Hilaire.

Stephen Jay Gould, dans un de ses ouvrages, a réhabilité ce courant de pensée qui nous offre une alternative à la fois au darwinisme et à l'"intelligent design". (…)
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Une sélection spéciale « retraites ».
Retraites : c'est déjà demain
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(…) Présenté par des technocrates, le dilemme est le suivant : faut-il une réforme systémique ou une réforme paramétrique ? En d'autres termes, doit-on changer assez radicalement notre système d'annuités dans lequel les pensions versées sont fonction du nombre d'années de cotisation ou peut-on se contenter d'en modifier une nouvelle fois les curseurs : la durée d'assurance, le taux de cotisation, le niveau des pensions, l'âge de départ, pour citer les principaux ?

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) publie aujourd'hui même un rapport qui éclaire en partie ce débat. Il est consacré aux régimes de retraite dits « par points » (les régimes complémentaires Arrco et Agirc) et aux systèmes fonctionnant par comptes individuels dits « notionnels » (celui de la Suède). Le COR en détaille les avantages et les inconvénients, sans trancher mais sans en écarter la faisabilité. Les partisans du statu quo institutionnel en retiendront que ces régimes ne sont pas la solution miracle car ils ne font pas disparaître le risque démographique.

De fait, en répartition comme en capitalisation, le rendement de l'« investissement retraite » est toujours, in fine, déterminé par le rapport entre le nombre des actifs cotisants et celui des inactifs bénéficiaires. Mais les régimes par points ou par comptes individuels offrent, sur ceux par annuités, l'avantage d'être plus gouvernables. Régulièrement, lorsque des déficits surgissent ou menacent de surgir à l'Arrco et à l'Agirc, les gestionnaires ajustent la valeur du « point » et son « prix d'acquisition ». En Suède, en dehors de la période de crise qui a conduit à des mouvements plus brutaux, les curseurs sont ajustés en permanence. La recherche de l'équilibre financier n'y donne pas lieu à de « grands soirs » mobilisant pendant des mois pouvoir politique, partenaires sociaux et société civile.

Cette autorégulation du système de retraites est notamment ce qui a séduit pour la première fois l'une des parties prenantes, la CFDT. Réforme paramétrique ou réforme systémique, ce sera le premier débat. Et pourtant, le premier sujet n'est pas là.

Car, dans un cas comme dans l'autre, les fruits du changement arriveront trop tard, bien trop tard. Techniquement, passer d'un régime en annuités à un régime par points prend une vingtaine d'années. Inévitablement, modifier la durée d'assurance ou l'âge de la retraite ne produit que des effets très progressifs. C'est une spécificité en matière de retraite : le temps de la réforme y est plus long qu'ailleurs. Engagée en 1993 par Edouard Balladur, la prise en compte non plus des 10 mais des 25 meilleures années dans le calcul de la retraite de base du privé ne joue à plein que depuis 2008. Décidé par François Fillon en 2003, le passage à 41 ans de cotisations d'ici à 2012 ne doit avoir un véritable impact financier qu'autour de 2020.

Cette contrainte s'explique aisément : les réformes ne touchent que les vagues de ceux qui partent en retraite, pas l'immense masse des retraités déjà partis, ce qui crée une terrible inertie. Ainsi, sauf à relever les cotisations, ce qu'a exclu Nicolas Sarkozy, réformer en 2010, c'est travailler pour 2030. Or, en ruinant le scénario de 2003, qui était de basculer vers l'assurance-vieillesse les ressources de l'assurance-chômage, la crise économique a singulièrement rapproché l'horizon de la déflagration. Elle l'a avancé de dix ans. Les 25 milliards d'euros de déficit global annuel (tous régimes confondus) attendus initialement pour 2020 sont déjà atteints. Les compteurs avaient été remis à zéro fin 2008 lorsque le déficit cumulé a été transféré à la Caisse d'amortissement de la dette publique.

Mais, depuis, entre 2009 et 2010, le seul régime de base du privé aura reconstitué entre 18 et 20 milliards d'euros de déficit, et les experts s'attendent à une douzaine de milliards d'euros supplémentaires en 2011. Le rythme auquel se creuse le trou de l'assurance-vieillesse est sans précédent. Actuellement, une retraite du privé sur dix n'est pas financée : sur environ 100 milliards d'euros de pensions versés chaque année, 10 milliards sont payés à crédit. Autrement dit, l'avenir de nos retraites est déjà derrière nous.

Aussi, le rendez-vous de 2010 sera une réussite pas seulement s'il accouche d'une belle réforme pour dans vingt ans mais d'abord s'il débouche sur des solutions pour aujourd'hui. La hausse des prélèvements étant écartée, la baisse des pensions semblant exclue, il ne reste que peu d'outils. Parmi eux, un recul brutal de l'âge légal, qui aurait pour effet de différer, dans les années à venir, le départ des générations proches de faire valoir leurs droits.
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Retraite : vers un relèvement de l'âge légal couplé à une hausse de la durée de cotisation
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Le gouvernement envisage de prolonger au-delà de 2020 le principe de la loi Fillon prévoyant une hausse de la durée de cotisation en lien avec l'espérance de vie, tout en relevant à plus court terme l'âge légal de départ. L'exécutif veut prendre en compte l'âge de plus en plus tardif auquel les actifs commencent à cotiser : 22 ans pour la génération née en 1970. (…)
Des études plus longues

Reste à savoir à quel niveau remonter l'âge légal. Pour cela, le gouvernement pourrait raisonner à partir de l'âge moyen auquel les assurés commencent à cotiser pour leur retraite. Celui-ci a sensiblement progressé, en raison de l'allongement de la durée des études et du fort taux de chômage des jeunes. Pour les personnes nées en 1970, cet âge moyen est compris entre 22 ans et 22 ans et demi. Précisément, il s'agit de l'âge moyen auquel cette génération a validé ses quatre premiers trimestres (voir graphique). Si l'on ajoute les 41 années de cotisations nécessaires, cela signifie que ces personnes, âgées aujourd'hui de 40 ans, ne pourraient de toute façon pas bénéficier d'une retraite à taux plein avant 63 ans ou 63 ans et demi avec la réglementation en vigueur. Relever l'âge légal à ce niveau aurait donc une certaine logique… « Les personnes nées en 1970 auront besoin de 164 trimestres (soit 41 ans) au moins selon la législation actuelle » afin d'obtenir une pension complète, souligne la Drees dans une étude récente. Avec 30 trimestres validés à 30 ans, elles « pourront au mieux partir en moyenne à 63 ans et demi (sans régularisation, ni rachat ou majoration) ».

Une autre question épineuse va se poser : relever la « borne » des 60 ans devrait conduire logiquement à relever l'autre âge légal de 65 ans, à partir duquel un salarié peut partir sans décote même s'il n'a pas suffisamment cotisé. Dans le cas contraire, le risque serait de concentrer les départs entre deux bornes devenues trop rapprochées. En outre, le relèvement de la borne de 65 ans générerait plus de gains à long terme que celle de 60 ans. Mais cela signifierait pour les salariés ayant commencé à travailler tard ou ayant eu des carrières incomplètes (notamment les femmes) que la retraite ne serait pas possible avant un âge très élevé. De quoi faire hésiter le gouvernement.
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Espagne: le gouvernement veut repousser l'âge de la retraite à 67 ans
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Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé vendredi qu'il allait proposer de retarder l'âge de la retraite à 67 ans contre 65 ans actuellement, pour faire face au vieillissement de la population et assuré la viabilité financière de son système de pensions.

La proposition de réforme de la Sécurité sociale vise à établir "le nouvel âge de la retraite à 67 ans", a déclaré la vice-présidente du gouvernement Maria Teresa Fernandez de la Vega à l'issue du conseil des ministres.

L'âge légal de la retraite en Espagne est actuellement de 65 ans. (…)
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M. Palier : "Toucher aux retraites est aussi difficile en France qu'en Europe"
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Pourquoi les syndicats de salariés s'opposent-ils à l'allongement de la durée du travail ?
Les syndicats observent qu'en France les salariés ne peuvent pas travailler plus longtemps compte tenu de ce que sont les pratiques des entreprises. Allonger la durée de cotisation dans un tel contexte est une façon déguisée de baisser les pensions. L'âge moyen d'entrée dans la vie active est de 22 ans actuellement contre 20 ans pour la génération née en 1950, alors que l'on quitte le marché du travail toujours plus tôt (58,5 ans pour les hommes, 59 ans pour les femmes.) Il risque de manquer une ou plusieurs années de cotisation pour faire une carrière complète, ce qui entraîne une décote (- 5 % par année manquante pour les personnes nées après 1952).

Les syndicats représentent les salariés, or, ceux-ci sont majoritairement hostiles au report de l'âge du départ à la retraite. La question est bien de savoir pourquoi plus des deux tiers des salariés, selon les sondages publiés récemment, ne souhaitent pas travailler plus longtemps. Une enquête de la CNAV, menée en 2008, montre que ceux qui désirent partir plus tôt souffrent de mauvaises conditions de travail, de manque de reconnaissance, voire d'une "chasse aux seniors".

Le rapprochement des règles public-privé est-il légitime ?
Longtemps, on a justifié des règles différentes par le fait que les salariés du public étaient moins payés que ceux du privé. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Mais si l'on souhaite remettre en question les privilèges, alors parlons de tous les privilèges : des retraites chapeaux phénoménales comme celle d'Henri Proglio à Veolia, des inégalités hommes-femmes, du fait que les jeunes retraités actuels ne sont quasiment pas touchés par les réformes en cours et à venir alors qu'ils représentent la génération la plus riche, ou du développement injuste de la capitalisation.

A quoi pensez-vous ?
Pour inciter les Français à épargner pour leurs retraites, les sommes versées dans les plans d'épargne retraite (populaire et collectif) PERP et Perco sont déductibles du revenu imposable, à concurrence d'un plafond de plus de 26 000 euros sur l'année en 2010. Ces aides ne bénéficient en France qu'à ceux qui payent des impôts, soit, à peu près, la moitié la plus riche des ménages, alors qu'en Allemagne les aides de l'Etat abondent les placements des plus modestes.

L'argent public français aide les plus aisés à maintenir leur niveau de revenus à la retraite, et l'on annonce aux autres la baisse à venir de leurs pensions sans qu'ils puissent vraiment travailler plus ou épargner.
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« Il faut généraliser le droit d'accès et de rectification aux fichiers et créer un habeas corpus numérique »
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(…) Jean-Pierre Dubois, professeur de droit public à Paris-XI et président de la Ligue des droits de l'homme (LDH), analyse, dans ce contexte, la nouvelle loi sur la sécurité intérieure.

Pourquoi avoir lancé une campagne sur les libertés publiques ?
Parce que nous voyons converger une série de dérives et de régression des droits qui vont très au-delà de nos inquiétudes récurrentes. Il y a une histoire longue de ces dérives, qui commence à la fin des années 1970, mais sur cette tendance lourde se greffent des aggravations considérables.

Si nous revenions à l'époque de Georges Pompidou, nous serions surpris du "laxisme" des gouvernements. Cela paraît incroyable, mais avant 1970, la consommation de stupéfiants n'était pas un délit. En 1977, le Conseil constitutionnel interdisait à un policier d'ouvrir un coffre de voiture parce que c'était un élément du domicile. Et il n'y avait pas de législation antiterroriste dérogeant aux droits de la défense, permettant des gardes à vue prolongées, débouchant sur des détentions provisoires de quatre ou cinq ans. Même l'extrême gauche n'oserait pas revenir aux années 1970.

Pourquoi cette évolution ?
Robert Badinter avait vu juste quand il parlait de "lepénisation des esprits". On pourrait démontrer qu'une bonne moitié du programme présidentiel de Jean-Marie Le Pen en 2002 est passé au Journal officiel depuis. C'est grave, mais malheureusement vrai.

Comment analysez-vous la loi sur la sécurité intérieure ?
Beaucoup de choses me choquent, mais le plus terrifiant, c'est la logique d'interconnexion des fichiers. Il n'y a pas une semaine où n'est pas créé un nouveau fichier de police, et on installe aujourd'hui un gigantesque carrefour du fichage et du traçage. Si l'on croise les GPS des voitures, les téléphones portables, les passes Navigo de la RATP, on aboutit à une localisation permanente des gens qui est fascinante.

La vidéosurveillance se transforme en vidéoprotection...
C'est la novlangue, comme on dit plan social pour plan de licenciement : nous protéger signifie désormais nous surveiller, et l'idéal du citoyen devient le détenu de Fleury-Mérogis, effectivement constamment sous "protection". Nous sommes entrés dans une société du soupçon, chaque citoyen est suspect, chaque internaute un pirate potentiel. Paris se met à la vidéosurveillance, quand Miami l'abandonne. Miami, pourtant un bastion sécuritaire, démonte ses caméras parce que ça coûte un argent fou et que cela ne sert à rien. L'objectif véritable en France n'est pas la sécurité, c'est d'habituer le citoyen à être surveillé.
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Délinquance : l'homicide, un crime en voie de disparition
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L'homicide volontaire n'a plus la cote. La Croix a comparé le nombre de verdicts de ce crime actuellement prononcés aux chiffres d'il y a vingt ans. Aux assises de Lyon, par exemple, les condamnations pour homicide ont chuté de 60%. Au plan national, les verdicts sont en baisse de 14%, selon le ministère de la Justice.
Quant aux assassinats enregistrés par la police sur quinze ans, leur diminution est de 30%. Ce crime serait-il donc menacé d'extinction ?

1 - Le déclin du nombre d'homicides ne date pas d'hier

Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS spécialisé dans les violences et la délinquance, rappelle qu'en 2007 comme en 2008, il y a eu autour de 800 homicides jugés en France.

Si le ministère de la Justice parle d'« une tendance plutôt stable », depuis le Moyen Age, le crime décline en Europe. Et depuis le milieu des années 80, les homicides -constatés, élucidés ou (seulement) tentés- accusent une baisse.

Mucchielli a étudié de près la période 1970-2007 en France, dans un chapitre de l'ouvrage collectif « Histoire de l'homicide en Europe, de la fin du Moyen Age à nos jours ». Il a relevé que ce déclin séculaire a été interrompu entre 1970 et 1985.

Selon le chercheur, ce sursaut s'explique par les suites de la guerre d'Algérie et le début du chômage de masse. Mais après cette parenthèse plus criminelle, il note :

« La période contemporaine est assurément l'une des moins meurtrières depuis le début du XIXe siècle, comme le suggère la statistique juridique disponible depuis 1825. »

2 - Une baisse qui s'explique par la « pacification des moeurs »

Une « pacification des m½urs » : c'est la tendance profonde que Laurent Mucchielli convoque pour l'explication. Farouchement opposée à la représentation d'une insécurité croissante :

« C'est une tendance de long terme, qui va de pair avec la délégitimation de la violence : historiquement, notre société stigmatise de plus en plus les actes violents, devenus donc moins socialement acceptables et davantage sanctionnés juridiquement.

Les violences sont de moins en moins un moyen de régler les conflits de la vie civile ordinaire. »

3 - L'homicide reste un « crime de proximité »

Pour comprendre pourquoi le (bon ? ) vieux crime s'essouffle, il faut revoir l'image qu'on a de lui. Si -par malheur- vous vous faites assassiner, il y a 8 chances sur 10 que vous connaissiez l'auteur de votre crime :

« A rebours de la représentation sociale qui associe le risque de mort à la présence d'un rôdeur inconnu qui va déverser une violence incompréhensible, l'homicide est un crime de proximité. »

L'homicide, ce « crime de proximité », qui « n'est pas une affaire publique et anonyme », a donc décliné parce que les relations sociales de la sphère privée se sont « judiciarisées ». Tendance longue : on fait davantage appel au juge -et à des moyens alternatifs- qu'à la violence corporelle dans les conflits entre personnes.

Pour le chercheur, il ne faut pas penser que la violence a « diminué » ou « augmenté » : ses formes sociales ont changé

4 - Un crime lié à l'urbanisation, au chômage et à l'alcool

La carte sociologique et géographique des meurtres est néanmoins pleine d'inégalités : le taux d'homicide est notamment corrélé aux taux d'urbanisation et aux taux de chômage ou d'inactivité d'une zone.

Dans un article de la revue « Déviance et Société », Laurent Mucchielli annonce la couleur : si les actes violents dans leur ensemble surviennent davantage en zones urbaines sensibles (les ZUS), c'est encore plus vrai des homicides.

La « concentration relative des homicides dans les territoires défavorisés » est due au fait que les conflits interpersonnels y sont envenimés par des « facteurs de mal-être, de dépressivité, de stress et d'agressivité » sur ces « territoires qui concentrent des personnes en situation de grande précarité socio-économique. »

Au milieu des années 2000, la Corse du Sud avait un taux d'homicide plus de onze fois supérieur à celui de la Lozère.

Laurent Mucchielli associe également le degré d'alcoolémie à ces crimes, lesquels, par ailleurs, restent majoritairement le fait de jeunes hommes (à hauteur de 85% des condamnations, selon ses chiffres) et sans diplôme pour les deux tiers d'entre eux :

« Si la crise survenue à l'automne 2008 s'aggravait, avec toutes les conséquences sociales et économiques que cela entraînerait, je ne serais pas étonné de voir le taux remonter. »
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Un appel du mouvement contre la disparition du point-virgule
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Le point-virgule est en danger. Il a disparu des journaux. Il se fait rare dans les romans. Même le comité de défense du point-virgule est maintenant introuvable sur la toile. « Il a lui-même disparu corps et biens, ce qui n'est pas bon signe » , nous dit Sylvie Prioul, auteure de La Ponctuation ou l'art d'accommoder les textes, appelée à la rescousse.


Son diagnostic : l'absence de « ; » est, à Rue89 comme dans le reste de la presse, la terrible conséquence du raccourcissement des phrases, recommandé dans les rédactions. « La phrase courte signe l'arrêt du mort du point virgule » , résume Sylvie Prioul qui voit se répandre une « ponctuation efficace » à son détriment.

Plus grave, le point-virgule intimide. « Les gens ne savent souvent pas l'utiliser. Il est un peu hybride entre le point et la virgule. Parfois plus près de la virgule. C'est qu'on appelait la virgule forte au XVIIIe siècle. Parfois il est plus proche du point et on le met quand on change d'idée. »

(Rappel pour les handicapés de la ponctuation : le point-virgule s'utilise avec deux membres distincts qu'on veut mettre en opposition ou en parallèle.)

D'aucuns, à Rue89, se sont demandés si d'autres signes de ponctuation pourraient prendre sa place. Un retour du point d'ironie par exemple ? Sylvie Prioul est sceptique. « Il y a eu quelques essais dans les années 1960. L'interrobang venu des Etats-Unis et supposé exprimer l'étonnement et l'interrogation. Ca n'a pas pris. » Pas plus de succès pour les tentatives de point d'amour et de point d'acclamation poussées par Hervé Bazin dans son livre Plumons l'oiseau en 1966.

Alors, où trouver les derniers points-virgules vivants ? Dans la presse. Sylvie Prioul, qui a passé en revue un numéro entier de L'Humanité pour n'en trouver qu'un (perdu dans un édito), conseille de fouiller les pages d'analyses des quotidiens. « Ce qui fait survivre le point virgule, ce sont les tribunes, les pages rebonds, ce qui est un peu long. » Une larme de binette

Et en littérature ? Peut-on encore espérer en croiser quand Annie Ernaux dans son dernier bouquin balance des souvenirs sur des pages sans majuscules ni points ?
On rencontrera le point-virgule avec plus de chance chez les auteurs du XIXe siècle – Victor Hugo, Flaubert – qui en sèment à longueur de pages. Plus récemment, Houellebecq l'utilise en toute simplicité. « Il n'arrivait plus à se souvenir de sa dernière érection ; il attendait l'orage. »

Faute de mieux, restera toujours le Journal Officiel qui en utilise à foison pour ses énumérations. Autre utilisation technique de la ponctuation, les programmeurs informatiques en utilisent aussi à loisir pour les séparations. Dernière étape avant qu'il ne soit plus qu'une larme de binette.

On en a profité pour demander à Sylvie Prioul d'inspecter nos allées. Comme beaucoup de sites, à l'écouter, Rue89 malmène la typographie. « Les guillemets français ont disparu et sont remplacés par des horribles guillemets machine. » Adieu les espaces avant les points d'interrogation et d'exclamation. « Toutes les ponctuations qui doivent être séparées sont collées à l'anglo-saxonne. » On n'a guère le choix, en raison de la difficulté de créer des espaces insécables, les signes de ponctuation pourraient se retrouver seuls à la ligne. « Ça me choque moins, une ponctuation collée qu'une ponctuation qui se promène. » Avec l'aide des maniaques de l'équipe, nous avons tenté de rendre cet article conforme au code typographique.

Puis s'ajoute la créativité des internautes qui, dans leurs commentaires, peuvent avoir la main lourde en points d'exclamation et de suspension. « Ils adorent les points d'exclamation pour montrer leur enthousiasme ou leur désespoir » , nous dit encore Sylvie Prioul. N'hésitez pas à nous envoyer vos plus beaux points-virgules.
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Puisque nous en parlions il y a peu…

François Baroin ne convainc pas la commission des finances
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(…) Les rares précisions chiffrées qu'il a apportées ont confirmé ce que l'on savait déjà.  Il y a, comme le fait observer le centriste Charles de Courson, deux boucliers, l'un "pour les pauvres", l'autre "pour les riches".

Le premier concerne les 8 675 contribuables, non assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) mais acquittant des impôts locaux élevés, qui se sont partagé 5,4 millions d'euros. Le second concerne les 7 676 redevables de l'ISF qui se sont vu restituer, au total, 580 millions d'euros.

Le sort réservé aux quatorze contribuables disposant d'un patrimoine de plus de 16 millions et déclarant un revenu inférieur à celui d'un allocataire du revenu de solidarité active (RSA), auxquels le fisc a remboursé en moyenne 162 109 euros, ne laisse pas d'interpeller droite et gauche confondues.

Elles y voient un cas éloquent d'optimisation fiscale. M. Baroin en doute. Quant à l'efficacité du bouclier, elle n'est pas établie. Les exils fiscaux évoluent peu : 846 en 2006, 740 en 2007 et 800 en 2008. Quant aux retours, il y en a eu 246 en 2007 et 312 en 2008. Rien de significatif pour une mesure dont l'impact budgétaire total était, début février, de 585,5 millions. (…)
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C'est triste, cette histoire de point-virgule ; mais ça ne m'étonne pas, ce n'est pas nouveau.
(Oui, j'essaie de rattraper mon retard sur les vieux topics, et alors...)
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Moi j'aime bien le point virgule. J'essaie de l'utiliser le plus possible; bien que parfois je l'utilise mal.
« Last Edit à 12h48 »

Offline Nao/Gilles

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Tu m'étonnes ; c'est jamais évident.
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Voila, j'ai édité, rajouté un adverbe et placé mon point virgule

Offline Nao/Gilles

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Y'a un espace avant le point-virgule ;)
http://fr.wikipedia.org/wiki/P...ces_pour_les_symboles_bipoints

Tiens, j'en ai profité pour proposer à la team SMF d'implémenter une transformation automatique des espaces d'avant-point en espaces insécables.
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Raffaele Simone : « Pourquoi l'Europe s'enracine à droite »
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Le divertissement scande chaque moment de la vie, rythme le calendrier jusque chez soi, où la télévision, la console de jeu et l'ordinateur occupent une place centrale. Le divertissement remplit tout l'espace, reformate les villes historiques, quadrille les lieux naturels, construit des hôtels géants et des centres commerciaux le long des plus belles plages, crée des villages touristiques dans les plus infâmes dictatures.
Même les actualités les plus graves se transforment en divertissement. La première guerre d'Irak, le tsunami, les catastrophes naturelles, les drames humains deviennent spectacles, jeux vidéo en temps réel ou feuilletons émotionnels. Les débats politiques se font guerre de petites phrases, parade de people, quand les ministres ne sont pas d'anciens mannequins qui ont posé nus, à la "une " de tous les tabloïds – comme en Italie Mara Carfagna, ministre de l'égalité des chances, ou Daniela Santanché, sous-secrétaire à je-ne-sais-quoi.

La démultiplication des gadgets, des portables, des tablettes fait que nous sommes encerclés, noyés, dissous dans les écrans. Sous le régime du "monstre doux", la réalité s'efface derrière un rideau de fun. Plus rien n'est grave, important. Après le travail, la vie devient un vrai carnaval, les grandes décisions sont prises par les "beautiful people" que sont les politiques et les grands patrons, tout devient pixel, virtuel, irréel, vie de stars.

La crise économique, la spéculation financière, les plans de rigueur, les atteintes aux libertés et les collusions entre hommes politiques et milieux d'affaires – comme nous l'observons en France et en Italie – sont des épisodes vite oubliés d'un grand "reality show".

Et le troisième commandement ?

C'est le culte du corps jeune. De la jeunesse. De la vitalité. L'infantilisation des adultes. Ici le "monstre doux" se manifeste de mille manières, terrorise tous ceux qui grossissent, se rident et vieillissent, complexe les gens naturellement enrobés, exclut les personnes âgées.

Le rajeunissement est devenu une industrie lourde. Partout, on pousse à faire des régimes, à dépenser des fortunes en cosmétiques pour paraître lisse, svelte, adolescent, à investir dans la chirurgie esthétique, le lifting, le Botox, comme Silvio Berlusconi, le bronzé perpétuel.

Je ne crois pas qu'une société soumise à une telle tyrannie du corps et de la jeunesse ait jamais existé. Elle a de graves conséquences morales. Partout se répand un égoïsme arrogant, jeuniste, survitaminé, affichant un mépris ouvert de la fatigue, du corps souffrant, des vieux, des laids, des handicapés, de tous ceux qui démentent le mythe de la jeunesse éternelle. Pendant ce temps, les enfants refusent de vieillir, deviennent anorexiques ou boulimiques, quittent leurs parents à 30 ans.

Partout on rejette toute posture adulte, réflexive, intellectuelle, jugée "out", inutile, triste. On a l'obligation d'être " branché ", tout doit aller vite, le succès, l'argent, les amours. Dans ses essais, le sociologue polonais Zygmunt Bauman se demande, désemparé : "Où est la compassion ?" Voilà le "monstre doux", un monde d'amusement sans compassion.
(…)
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Objectifs du Millénaire: être pauvre, c'est relatif…
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J'avais écrit un post sur ce blog il y a quelques mois à propos de la relativité et de la complexité de la notion de richesse. Ce lundi s'ouvre à New-York une conférence de l'ONU pour faire le point sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, fixés en l'an 2000 pour 2015. La lutte contre la pauvreté est bien entendu un axe phare de ce programme. Je propose à cette occasion de creuser la question symétrique à mon post sur la richesse, à savoir: comment établit-on la pauvreté, et comment la mesure-t-on? On fait des comparaisons entre pays, on assène des chiffres sur le nombre d'humains vivant avec moins de 1.25$/jour, mais ces chiffres ont-ils un sens? La question de la méthodologie est essentielle, car les biais sont nombreux et entraînent à leur suite des raisonnements erronés. Au-delà de ce discours sur la méthode, une question plus philosophique transparaît: qu'est-ce que la pauvreté ou, pour prendre la contraposée, quels sont les biens et services qui font qu'un individu est un Homme à part entière et non un pauvre?

Pauvreté relative et pauvreté absolue

 Un individu est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays, comme les Etats-Unis ou le Canada, ont une approche absolue.

Dans l'approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie (la médiane est définie comme étant le niveau de revenu où 50% des ménages sont au-dessus et 50% en-dessous - en 2007, ce revenu médian était de 1.514¤/mois). La France privilégie également ce seuil, mais utilise aussi très largement un seuil à 50 %, seuil de référence jusque récemment. Pour donner un ordre d'idée, les seuils de pauvreté français, selon la méthode Eurostat (60%), sont les suivants :
Personne seule : 908¤ mensuels (nets, après impôts et prestations sociales)
Couple sans enfant : 1.362¤
Couple avec 2 enfants, dont un de moins de 14 ans : 2.069¤

Cette question de seuil (50% ou 60%) est relativement arbitraire et a pourtant une importance capitale dans la mesure, par exemple ici pour la France :(…)
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Les frères Bogdanov sont-ils créationnistes ?
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Pour quiconque consulte régulièrement les médias, il a été difficile de passer au travers de la parution du livre d'Igor et Grishka Bogdanov, « Le Visage de Dieu ». Très présents dans la presse papier et sur Internet, les jumeaux ont également investi les radios et la télévision pour faire la promotion de leur livre.

A quel titre sont-ils invités ? Personnages médiatiques ? Auteurs ? Certes. Mais ils sont surtout présentés comme de brillants vulgarisateurs scientifiques ainsi que des chercheurs, auteurs d'une théorie révolutionnaire en cosmologie. De quoi est-il question ?

Selon l'astrophysicien Alain Riazuelo :

« La première partie [du livre] relate de façon partiale et romancée l'histoire de la cosmologie moderne. […] La suite, à partir du chapitre 15, poursuit un but nettement moins scientifique, à savoir présenter les opinions personnelles de ses auteurs et leurs prétentions à jouer un rôle majeur dans l'histoire de la cosmologie, le tout sous couvert de l'apparente caution scientifique des chercheurs prestigieux ayant contribué à la première partie. »

Une théorie qui ne relève pas de la science

Les opinions en question concernent l'origine de l'univers. Les Bogdanov sont en particulier très insistants sur les constantes cosmologiques fondamentales qui régissent l'univers et affirment :

« […] Si les conditions initiales -au moment même du Big-Bang- et, aujourd'hui, les valeurs de ce que l'on appelle les “constantes fondamentales” avaient été un tant soit peu différentes, l'homme, la vie et l'univers lui-même ne seraient jamais apparus. »

Ils complètent en demandant :

« Mais, par miracle, ont-ils tout juste la valeur qu'il faut pour que “tout marche” dans l'univers ? Par quoi -par qui- ont-ils été calculés ? »

Tout le déroulement du livre vise à nous convaincre que l'univers est réglé pour que nous y apparaissions. Or, cette théorie (qui n'est pas si novatrice que cela puisqu'elle porte déjà le nom de « principe anthropique fort ») est indémontrable et ne relève pas de la science.

Cette vision conforte pourtant tous ceux qui sont prompts à interpréter ce « réglage fin » (« fine tuning ») des constantes cosmologiques comme une preuve scientifique de l'existence d'un créateur surnaturel. C'est ce qu'illustre, par exemple, un reportage « scientifique » du JT de France 2 dans lequel les frères jumeaux affirment : « Pour nous, l'univers n'est absolument pas né pas hasard », une affirmation qui permet au journaliste de conclure que :

« Les frères Bogdanov y voient donc la main d'un créateur -pourquoi pas Dieu- une thèse audacieuse réfutée par une partie de la communauté scientifique. »

Et pour cause…

Le mécontentement des collaborateurs des Bogdnanov

Parmi les scientifiques la réfutant, il y a l'astrophysicien et cosmologiste George Smoot (prix Nobel 2006) qui apparaît comme l'un des héros de l'histoire brossée par les deux frères. C'est lui qui, à l'occasion de la présentation officielle des images de la plus ancienne lumière de l'univers prises par le satellite COBE, en 1992, a parlé de « the fingerprint from the Maker », littéralement « l'empreinte du Créateur » qui a finalement été traduite par « le visage de Dieu » pour intituler le livre.

M. Smoot n'est pas content et l'a fait savoir en protestant fermement contre « l'utilisation de la crédibilité scientifique pour promouvoir des idées spirituelles et religieuses », alors même qu'il a refusé de préfacer l'ouvrage.

Son mécontentement est suivi par les trois prestigieux scientifiques qui ont collaboré au livre (en avant-propos ou postface) sans avoir été prévenus qu'au-delà d'un livre d'histoire de la cosmologie, les frères Bogdanov allaient y développer des thèses pseudoscientifiques.

L'un d'eux, l'astronome américain Jim Peebles, répond :

« Je serai désolé si ma contribution est interprétée comme offrant un soutien au dessein intelligent. »
(…)
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Allo les pompiers ? - Payez d'abord votre taxe !
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Ce fait divers est une belle illustration du monde libéral voulu par un certain nombre d’Américains, et notamment le très à la mode Tea Party. Dans le comté d’Obion au Tennessee, les pompiers ont laissé brûler la maison d’un résident… qui n’avait pas payé une taxe annuelle de 75 dollars requise ici pour s’assurer leurs services. Gene Cranick a eu beau supplier et proposer de payer tout ce que demanderaient les pompiers pour sauver sa maison, ceux-ci ont contemplé l’incendie les bras croisés. Ils ne sont intervenus que pour protéger une demeure voisine, dont le propriétaire avait bien payé son dû.

Pour tous ceux qui ne croient pas ce qu’ils sont en train de lire, voici les images : http://www.youtube.com/watch?v=3o5NxNnaxN8&
(…)
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Encelade, un satellite à réaction !
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(…)(…)
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Cassini victime de diplopie ?
Quote
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« Regarde comme les notes de musique s'inscrivent harmonieusement au plafond à chaque fois que j'appuie sur l'interrupteur de la hotte aspirante !  »
« Allez, quoi ! Fais pas ta tsundere ! »